Qui suis-je ? Voici mon histoire !

Bonjour, comment allez-vous ? Je m’appelle Tiago et je suis né en 1987 dans un petit village du Nord du Portugal. Je suis venu vivre à Paris à l’âge de 12 ans, suite à la décision de mes parents de quitter le Portugal pour chercher une vie meilleure.

Tiago Lopes

Tiago Lopes

Les débuts ont été un peu difficiles, à cause des grands changements survenus d’un seul coup dans ma vie. J’ai dû m’adapter à une grande ville (ce qui n’est pas évident pour quelqu’un qui vient de la campagne), au changement de langue (je ne parlais pas un mot de français) et à vivre dans une chambre de bonne de 6 m², ma petite cage aux poules !

Après quelques mois, j’ai commencé à m’habituer à cette nouvelle vie parisienne. Puis en 2002, deux ans après mon arrivée à Paris, un événement a bouleversé ma vie.

Pendant un anniversaire, je suis tombé malade (nausées, fièvre). Le médecin appelé à la maison a conclu à une gastro, sauf que le lendemain, alors que mes parents étaient partis travailler, mon état s’est aggravé.

Je ne pouvais plus marcher ou être allongé à cause des fortes douleurs au ventre. La seule position que je supportais était la position assise.

Le soir, au retour de mes parents, un nouveau médecin a été appelé et m’a envoyé en urgence à l’hôpital pour être opéré de l’appendicite.

Après 15 jours à l’hôpital, le médecin m’a dit que j’avais beaucoup de chance. À quelques heures près, il n’aurait pu rien faire !

Je peux vous dire que cette phrase m’a marqué à tout jamais. À ce moment-là, je me suis rendu compte qu’on venait de m’offrir une nouvelle vie !

Depuis, tous les choix importants que je prends dans ma vie prennent leur source dans cet événement. C’est à partir de ce moment-là que j’ai décidé de vivre la vie de mes rêves et non pas la vie que les autres souhaitaient que j’aie !

Comme vous devez le savoir, pour réaliser ses rêves, il faut en règle générale de l’argent, beaucoup d’argent. À partir de mes 14 ans, j’avais qu’une idée en tête, trouver un moyen de gagner beaucoup d’argent pour changer de vie, quitter mon “appartement” de 6m² et avoir une vie plus confortable loin des années de galère.

La première idée, c’était de faire de longues études pour devenir informaticien (une de mes premières passions) et gagner plus de 2-3 000 euros par mois, mais je n’avais pas la patience d’attendre autant d’années. J’ai donc décidé que j’irai au maximum jusqu’au Bac +2.

Mais, quand j’ai appris que le salaire qui m’attendait à la sortie des études se situait entre 1300 et 1500 euros par mois, j’étais complètement découragé… 

Ce n’est pas avec ce salaire que je vais pouvoir me payer un appartement correct à Paris et vivre convenablement…

Après de nombreuses recherches sur internet pour trouver un moyen de gagner beaucoup d’argent sans avoir à faire 10 ans d’études, je suis tombé sur une entreprise qui proposait des formations pour devenir croupier de poker dans les cercles de jeux à Paris.

Les salaires promis étaient supérieurs à 2 000 euros mensuels, le seul hic, c’est qu’il fallait payer 1 500 euros pour cette formation. Je n’ai pas besoin de vous dire que je n’avais pas cette somme et je savais pertinemment que ça ne servait à rien de la demander à mes parents, car j’allais entendre la chanson habituelle.

On est venus en France pour pouvoir t’offrir une vie meilleure, on n’a pas eu la chance de faire des études, regarde la vie qu’on a… Si tu veux avoir une vie plus décente, fais des études !

Quelques mois plus tard, j’ai pris la décision de quitter mes études sans prévenir mes parents. J’ai dû rédiger une lettre de démission (la première d’une longue série…) pour pouvoir quitter l’école.

Quelques jours après ma démission, j’ai trouvé un job en tant que caissier dans un supermarché parisien, où j’ai travaillé pendant quelques mois. Le temps d’économiser un peu d’argent pour pouvoir payer ma formation tant attendue.

C’est à ce moment que j’ai eu le courage d’informer mes parents que j’avais arrêté mes études. Je me souviens encore de leurs visages, des visages tristes, déçus que leur dernier espoir disparaisse, l’espoir d’avoir un fils qui réussirait dans la vie !

Est-ce qu’ils seront un jour fiers de leur enfant ? La suite le dira !

Fin 2007, je réussis enfin à faire la formation pour devenir croupier de poker. Sur une vingtaine de candidats, seuls les 3 premiers avaient la certitude de trouver un travail le mois d’après.

Je peux vous assurer que j’ai tout donné pour réussir cette formation, je n’avais pas le choix, si je n’étais pas dans le top 3, je serai dans une situation très compliquée (sans travail, sans argent et sans la possibilité de reprendre mes études).

À la fin de la formation, j’ai eu la chance d’être accepté dans un lieu mythique (en tout cas à l’époque), l’Aviation Club de France, un cercle de jeux situé sur les Champs-Élysées.

Après quelques mois, la déception a montré le bout de son nez ! Le salaire promis n’était pas au rendez-vous. Je gagnais autour de 1 800 euros, ce qui n’est pas loin des 2 000 euros promis, mais j’estimais que je ne gagnais pas assez, par rapport aux conditions du métier (pression constante, horaires nocturnes, etc.).

Ma deuxième lettre de démission a été envoyée…

Entretemps, j’avais quitté mon fabuleux appartement de 6m² pour un studio avec le double de m². C’est à ce moment que je suis devenu indépendant de mes parents et où j’ai commencé à payer mes loyers.

En quittant l’Aviation Club de France, j’avais décidé que j’allais devenir joueur professionnel de poker ! Bah oui, si d’autres personnes y arrivent, pourquoi pas moi ?

Cette fois-ci, les choses ne se sont pas passées comme prévu et pour être honnête, je n’ai jamais réussi à être un grand joueur de poker (je vous donnerai plus d’informations ci-dessous).

Jusqu’en 2009, j’ai vivoté en jouant, puis j’ai décidé cette même année de reprendre le métier de croupier, avec le but de mettre un peu d’argent de côté et de m’améliorer en tant que joueur.

Mon nouvel employeur s’appelait Cercle Wagram, un lieu où j’avais rêvé de travailler quand je passais devant pour aller au travail en tant que caissier.

C’est ici que j’ai reçu mes premières paies au-dessus des 2 000 euros, avec des pics à 3 000 euros par mois. Pour recevoir ces sommes, je ne travaillais pas 8 heures par jour, il m’arrivait (comme beaucoup d’autres croupiers) de travailler jusqu’à 16 heures dans la même journée…

J’ai tenu ce rythme pendant quelques mois, puis j’ai envoyé ma troisième lettre de démission à la fin de l’année 2009.

Les deux années qui ont suivi, je les ai passés à jouer au poker, avec un seul but, gagner beaucoup d’argent pour devenir libre financièrement.

Fin 2011, j’ai décidé d’arrêter ce rêve d’être un grand joueur de poker. Il fallait se rendre à l’évidence, je ne serai jamais millionnaire grâce au poker.

Maintenant, je comprends les raisons de cet échec ! Je n’avais pas un bon état d’esprit (mindset) pour réussir, j’étais obsédé par l’argent (plus on le cherche, moins on le trouve !), je passais mon temps à essayer de gagner toujours plus, sans me préoccuper par les aspects financiers (économiser, créer une réserve d’argent) et j’avais une hygiène de vie peu recommandable (pas de sport, nourriture peu équilibrée…)

Est-ce que je regrette ces expériences ? Ma réponse ci-dessous !

Après cet échec, je décide de reprendre un boulot “normal”, loin des horaires de nuit pour enfin avoir une vie stable. J’ai accepté le premier emploi qui s’est présenté, un CDI dans une entreprise de voitures électriques.

Sans le savoir, je venais de signer pour la pire expérience professionnelle de toute ma vie ! Le plus incroyable c’est que j’ai tenu pendant 2 ans et demi.

Comment j’ai fait pour tenir aussi longtemps ? La motivation et le désir d’avoir une maison / appartement plus grand que mes 12 m² parisiens ont beaucoup contribué et surtout je ne voulais pas reproduire les erreurs du passé.

En 2012, je déménage avec ma chérie à 70 km de Paris, dans un appartement de 50 m² avec un grand jardin, mon premier rêve venait de se réaliser !

Cette même année, je me suis réconcilié avec mes parents, après un an sans les voir. La raison de cette embrouille ? Le fait que je sois joueur de poker et mon mode de vie atypique. Le moment qui a vraiment déclenché l’arrêt des relations fut quand mon père m’a dit : “j’ai honte d’avoir un fils comme toi” !

Lors de la réconciliation, j’étais très fier de montrer à mes parents mon nouveau chez-moi et ma nouvelle vie !

Une fois l’excitation de cette nouvelle vie passée, j’ai commencé à profondément m’ennuyer et à me dire que ce n’était pas la vie que je souhaitais avoir. La vie m’avait donné une deuxième chance, ce n’était pas pour me laisser mourir à petit feu …

En 2013, j’ai ressenti le besoin de découvrir mes origines, de me redécouvrir et surtout de trouver un but à ma vie.

En mai de cette même année, je lance le blog gotoportugal.eu, un blog qui avait et a pour but de raconter mes aventures lors de mes escapades au Portugal et d’aider tous ceux qui souhaitent découvrir ce magnifique pays.

En parallèle, la situation à mon boulot ne s’arrangeait pas, les conditions de travail étaient déplorables et le salaire minuscule (SMIC). Je pensais très souvent à mes anciens boulots, où les conditions de travail n’étaient sans doute pas idéales, mais au moins le salaire compensait.

Cette fois-ci je ne voulais pas démissionner, il fallait à tout prix éviter les erreurs du passé !

Il fallait que je trouve un moyen de sortir de ce cauchemar sans pour autant m’engouffrer dans un trou sans issue. En juin 2014, je quitte mon emploi dans les voitures électriques après de longues semaines de négociations pour avoir le droit au chômage.

En quittant mon emploi, le but était de créer mon entreprise, pour enfin vivre mes rêves. Début 2015, je lance officiellement mon entreprise avec le statut autoentrepreneur.

Depuis cette date, je vis de mon blog sur le Portugal, avec une certaine fierté d’avoir réussi, là où mon entourage me prédisait un avenir sombre !

Le plus incroyable c’est qu’à la base, ce projet n’était pas destiné à me faire gagner de l’argent, mais à seulement me permettre de découvrir mes origines.

Moi, en 2017

Ce projet m’a permis de comprendre qu’il faut arrêter d’être obsédé par l’argent ! Il faut surtout être obsédé par la valeur qu’on offre aux gens.

Vous pouvez vous en douter que mes parents (surtout mon père) ne m’ont jamais soutenu dans ce choix. Pour mon père, j’étais juste un fainéant qui ne voulait pas travailler…

À l’heure où j’écris ces lignes, il y a un peu changé d’avis, il commence à comprendre qu’on peut gagner sa vie tout en vivant ses rêves !

Questions / Réponses

Est-ce que je regrette d’avoir abandonné mes études ?

Même si les diplômes sont une sécurité, je ne regrette pas du tout ce choix. Je m’ennuyais terriblement en cours et surtout j’avais l’impression de perdre mon temps.

Est-ce que je regrette d’avoir été un joueur de poker ?

Non, même si être joueur de poker est souvent mal vu, j’ai beaucoup appris pendant ces années. C’est grâce à ce jeu que j’ai acquis une de mes plus grandes qualités, la patience, cette même patience que je n’ai pas eue quand j’ai quitté mes études ou quand j’ai quitté mon travail en tant que croupier.

Est-ce que j’ai des regrets des choix que j’ai faits ?

J’ai deux grands regrets : avoir quitté mon emploi à l’Aviation Club de France et surtout ne pas avoir su économiser durant toutes ces années où j’ai travaillé en tant que croupier de poker.

Y a-t-il des choses que je sois fier ?

Oui, je suis fier de toujours avoir eu le courage d’affronter mes peurs et de lutter pour mes rêves contre vents et marées et d’avoir appris de mes erreurs (argent, patience).

Quels sont mes rêves /désirs / souhaits actuels ?

Continuer à vivre de mon travail en tant qu’entrepreneur, continuer à développer mon entreprise, atteindre la liberté financière et surtout continuer à être heureux !

Pourquoi ce blog ?

 J’ai décidé de créer ce blog pour partager mon expérience en tant qu’entrepreneur, partager ce dont j’apprends dans les livres, formations sur l’entrepreneuriat, le développement personnel et créer une communauté de gens qui sont prêts à travailler dur pour réussir dans la vie.